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La collectivité Mêgnigbêto

6 février 2007 - Dernier ajout 22 mars 2007
par Eustache Mêgnigbêto

La collectivité Megnigbeto, aujourd’huii d’abomey est originaire de l’actuel département des Collines.

Historique de la Famille MEGNIGBETO

Maxi d’origine, le fondateur de notre famille est natif de Monkpa (Savalou), de la lignée des Ahwanon Hwéglo dont sont issus Sènumè, Reine-mère, femme du Roi Kpengla et mère du roi Agonglo, les Aho et les Azomahou.

Faisant partie du sérail royal par Sènumè, qui par son savoir-être et son savoir-faire excita l’admiration de la dynastie royale d’Abomey, notre ancêtre décida, sur invitation du roi Ghezo, de venir à Abomey où il offrit à ses hôtes ses services.

Pour les nombreux services rendi au Roi, Ghézo l’appela un jour et aucours d’une audience publique le remercia en ces termes : nya yè gbèto wè, termes riches en significations : « cet homme est le père de la vie », « cet homme est digne de confiance » ou encore « cet homme ne peut trahir, il est digne d’éloges ».

Il le couvrit de biens, meubles et immeubles, de divers matériels dignes de ce temps, de femmes et d’esclaves. Il recommanda au futur roi Glèlè de ne plus se séparer de lui et de le considérer désormais comme son père adoptif. Il les envoya à Djègbé, par un jet de bâton depuis le palais Gbèkon-Hounli.

Le peuple Dahoméen curieux et excité, chercha à connaître et bénéficier des expériences de cet « homme qui est le père de la vie » : Fi e nya e nyi gbèto e ka de ? ou encore Fi e mè e nyi gbèto e ka de ? Par déformation linguistique, c’est devenu Menyigbèto.

Il fut honoré par son fils adoptif qui lui confia tout son palais et tout son quartier. Il est devenu le Salanon du quartier Djègbé, c’est-à-dire Ministre du palais et du quartier résidentiel.

Homme de confiance et d’honneurs, il s’illustre de mille manières. C’est lors de l’une de ses œuvres, réparer et couvrir de paille un nuit le toit dégradé de la chambre du Roi, alors que celui-ci s’entretenait avec sa femme préférée qu’il reçu le nom fort de Adokposu no wa kaca kaca ðo xoji.

Pour le combler d’avantage, le Roi le nomma Gouverneur de la province dahoméenne de Doji Bata sous le nom de Wantchémè, « Agbon ajina gbontin o a na jè wan ce me », c’est à dire : « Partout où tu passes dans mon royaume, tu seras au parfum de mes nouvelles », ou encore, « Tu ne peux passer incognito dans Danxomè ».

Il eut douze enfants :

  1. Yèhouessi
  2. Daga Da Avotoyin
  3. Zounha
  4. Hounongbé
  5. Akpalibata
  6. Chanhoun
  7. Ninnin
  8. Houédanou de fongni
  9. Tanyin de Hinvi
  10. Ahwannon de Houégbo
  11. Hoonon (mère de na Gbègabnoussi)
  12. Ahouannon de Godomey (Lokpo)

A sa mort, son fils aîné Yèhouessi, devenu Hinnouto pour mieux s’occuper des affaires de son père, a désigné pour se faire sacrer et introniser Chef de la Collectivité, son petit frère Daaga sous le nom de Avotognin. Dah Avotognin assurait en même temps le rôle de Chef du quartier de Djègbé. Mort en 1933, il fut remplacé par Kinha, devenu Dah Hounnongbé qui a eu pour Hinnouto Alikpon dit Eusèbe.

De 1969 à 1991, c’est le tour de Ouessin devenu Dah Sètounkpé, intronisé le 8 août 1971 ; il a eu pour Hinnouto successivement Eusèbe et Bouta dit Fofo Gléxwé. De 1991 à 1999 s’est installé une impasse. La maison était dirigée par Fofo Gléhoué et surtout Honoré. Le 10 décembre 1999, Jean est désigné comme régent de la collectivité sous la direction de Hinnouton Fagninou Edmond dit Dah Ayouton, en attendant son sacre et son investiture.

Le 02 novembre 2003, Mon père est sacré et intronisé Dah sous le nom de DEMAGBO METOGAN.


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